Tout sur le travail en WHV et l’administratif en Australie

Comme tant d’autres, j’ai moi aussi entendu parler des salaires à l’australienne et des opportunités exceptionnelles du Land Down Under. Mythe ou vérité ? Après 8 mois de vadrouille et d’auto-stop en Asie, j’étais bien décidé d’en vérifier la véracité, prendre ma part de l’éventuel gâteau (si toutefois il existe) et renflouer les caisses ! Le 12 Mai dernier je débarque donc à Perth en Australie Occidentale armé de mon WHV encore tout chaud. 5 jours suivant mon arrivée, je trouve mon premier job : serveur et bartender en plein CBD (cf. City Business District, l’équivalent du « downtown » américain). 40h/semaine, $4.000/mois + 10% de cotisations retraite mensuelles récupérables en quittant le pays ! Autant dire que l’Australie me donne rapidement le sourire…

Il y a toutefois un certain nombre d’étapes cruciales à suivre et d’éléments à connaitre pour en arriver là. Les auberges de jeunesse ont été pour moi un bon moyen de glaner les premières infos. Mais rien ne vaut un retour d’expérience franc et complet sur le sujet pour gagner un maximum de temps et surtout pas mal d’argent une fois sur place ! taxes, comptes en banque, numéro de portable, retraite, déclarations, certificats, recherche d’emploi… Voici absolument tout ce que tu dois savoir sur l’administratif australien et tous mes conseils pour trouver facilement du travail !

Nelly Reffet, Comptable et Tax-Agent en Australie depuis 8 ans, a eu la gentillesse d’apporter de nombreuses précisions utiles à cet article ! Ses remarques seront donc rédigées en bleu.

Check-list

#0 – La situation en Australie
#1 – Arrivée en Australie : ma to-do list perso
#2 – Le TFN, numéro de taxe australien
#3 – Comment remplir ta déclaration de taxe à l’embauche
#4 – Comment récupérer tes taxes
#5 – La Super Annuation : la cerise sur le gâteau !
#6 – La banque en Australie
#7 – Quelle banque choisir ?
#8 – Numéro de téléphone australien
#9 – RSA, White Card… tout sur les certificats
#10 – Trouver du travail en Australie

#0 – La situation en Australie

Avant tout, quelques mots positifs sur la réalité australienne. Oui, parce que lorsqu’il s’agit des opportunités de travail en Australie, on lit facilement tout et son contraire. Après 4 mois à Perth, voici rapidement ce que j’en pense. Bien-sûr, il ne s’agit là que de ma propre expérience et celle des gens qui m’entourent en Australie ; mon opinion n’est donc pas à prendre au pied de la lettre et la tienne sera peut-être bien différente…

  1. Même si la réalité n’est peut-être pas aussi rose qu’elle l’était il y a une dizaine d’année, elle est loin d’être ternie ! Oui, il parait que l’Australie est elle aussi « en crise ». Pourtant, il y a toujours de nombreux secteurs qui recrutent, les salaires sont clairement bien plus hauts qu’en Europe et la consommation est loin d’être en berne. Et de manière générale, qui dit consommation dit demande dit emploi 🙂
  2. Trouver un emploi n’est pas si compliqué. J’ai déniché mon premier job après une seule matinée de démarchage ! J’aurais moi aussi appelé cela un coup de chance si ça ne m’était pas arrivé 2 fois de plus durant les 3 mois suivants ainsi qu’à tous mes colocataires ! Pour bien trouver, il faut avant-tout bien chercher (voir #10)
  3. La vie en Australie n’est pas aussi chère qu’on veut bien le dire, et je dirais qu’elle est même moins chère qu’en France ! Certes les prix sont élevés, mais les salaires sont réellement proportionnels au coût de la vie. En clair : les prix sont les mêmes qu’en France, mais les salaires australiens sont 3 fois plus élevés ! Je rajouterais qu’il y a toujours des offres intéressantes à saisir (supermarché, hébergement, vans, promos…) à condition de chercher un minimum…

Si toi aussi tu rêves d’une année en Australie, je n’ai donc qu’une seule chose à te dire : n’écoute-pas ce que les gens peuvent t’en dire et fais-toi ta propre idée ! Pendant mes 2 premières semaines en auberge de jeunesse, j’ai rencontré des dizaines de backpackers qui passaient littéralement leurs journées devant la télé ou autour du billard de l’auberge et qui se plaignaient d’un marché du travail « en crise et sans opportunités ». En comparaison, je n’ai vu que très peu de voyageurs chercher vraiment un job… Bien-sûr la chance joue toujours un certain rôle dans ce que l’on entreprend, et c’est précisément la raison pour laquelle je pense que vivre sa propre histoire et le meilleur moyen d’avoir quelque chose à raconter 🙂

#1 – Arrivée en Australie : ma to-do list perso

  1. TFN : demande ton numéro de taxe en ligne avant d’arriver en Australie (voir #2). Indispensable pour trouver du travail et ouvrir tes comptes en banque.
  2. Téléphone : achète un numéro de téléphone portable australien (voir #8). Nécessaire pour ouvrir et gérer tes comptes bancaires, et indispensable pour trouver du travail.
  3. Banque : ouvre ton compte-courant et tes comptes d’épargnes (voir #6 et #7) ainsi que ton compte Super (voir #5). Tu auras besoin des documents issus par la banque pour recevoir ta paie et ta Super Annuation (voir #5).
  4. Certificats : booke-toi une matinée devant un ordinateur après une bonne nuit de sommeil et passe le(s) test(s) nécessaire(s) au(x) type(s) de job que tu recherches (RSA pour la restauration, White Card pour la construction… voir #9)
  5. Job : tu es fin prêt pour chercher ton premier job (voir #10) ! Pense à bien remplir la déclaration de taxe à l’embauche (voir #3) pour pouvoir récupérer tes taxes l’année suivante (voir #4).

#2 – Le TFN, numéro de taxe australien
Mots clés : Tax File Number (TFN), Australian Taxation Office (ATO)

TFN = numéro de taxe australien. Tout comme en France, tout employé paie des taxes au gouvernement, déduites de son salaire brut (gross income). Indispensable pour travailler en Australie, il te sera demandé pour chaque nouvel emploi. Le TFN est personnel, n’est issu qu’une seule fois et valable à vie, peu importe tes changements de situation éventuels (pas besoin donc d’en refaire une demande si par exemple ton nom ou ton visa changent). Ton TFN te permet :

  • de commencer ou changer de travail partout en Australie,
  • de demander ton retour de taxes (voir #4),
  • d’ouvrir un compte d’épargne dans une banque (voir #6 et #7) et un compte Super (voir #5), etc…

Comment l’obtenir ? Ultra simple : tu peux en faire la demande en ligne ici en quelques clics dès lors que tu es en possession d’un « visa valide te permettant de travailler » (cf. WHV, visa permanent, visa étudiant [donnant automatiquement droit à 20h de travail maximum par semaine] ou permis de travail). Pas besoin donc d’attendre d’être avec les kangourous pour le demander !

 

#3 – Comment remplir ta déclaration de taxe à l’embauche
Mots clés : Withholding Tax Declaration (WTD), Australian Taxation Office (ATO)

Clairement, c’est LE document qui pose problème aux WHVistes en Australie, à cause d’une seule et simple question qui, si mal cochée, ne permet pas de récupérer une partie de ses taxes… Dommage.

La Withholding Tax Declaration (WTD), c’est quoi ? Une déclaration de taxe remplie à chaque nouvel emploi conjointement par l’employeur et l’employé. De manière générale, elle te sera fourni par ton employeur à l’embauche pour que tu remplisses la Section A (cf. Payee’s Declaration) mais tu peux te familiariser avec le document ici. Tu n’auras donc que les pages 7 et 8 à remplir.

La fameuse question problématique pour beaucoup est la question #4 :  »Are you an Australian Resident for Tax Purposes ? ». Beaucoup ont tendance à cocher ‘’No’’ à cause de la formulation ‘’Australian Resident’’ qui peut porter à confusion. La meilleure solution pour savoir si tu l’es ou pas, c’est d’effectuer le test en ligne de l’ATO en quelques minutes sur https://www.ato.gov.au/Calculators-and-tools/Are-you-a-resident/.

Résident ou Non-résident ?

  1. Le premier point pour être considéré comme résident au titre des impôts, est qu’il faut passer (ou avoir l’intention de passer) au moins 183 jours de l’année financière dans la même ville. Donc si tu arrives après décembre, c’est loupé.
  2. Le deuxième point est le fait de vivre « comme un résident ». Si tu travailles juste pour payer ton voyage, tu n’es pas résident. Si tu travailles pour l’expérience en tant que telle, et que le voyage est facultatif ou au second plan, tu devrais qualifier. Si tu vis en auberge, que tu accumules les petits boulots et que tu traverses le pays trois fois, même si tu es resté au total 6 mois au même endroit, tu ne qualifies pas. Si par contre tu vis en collocation et que tu restes fixe, que tu travailles à temps plein ou presque, tu devrais qualifier.

Qu’est-ce que le statut change ?

  • Si tu étais « Non Résident » sur tes contrats de travail et que tu es « Résident » à la fin de l’année fiscale, tu as trop cotisé à chaque paie, une grosse partie des taxes payées te sera donc retournée (100 % si vous avez gagné moins de $18,200 sur l’année financière)
  • Si tu étais « Non Résident » sur tes contrats de travail et que tu es « Non Résident » à la fin de l’année fiscale, tu as cotisé à peu près normalement, tu ne dois rien comme tu ne recevras rien (ou pas grand chose). Parfois il est possible qu’on te demande de payer un petit surplus, généralement une somme dérisoire.
  • Si tu étais « Résident » sur tes contrats de travail et que tu es « Résident » à la fin de l’année fiscale, tu as cotisé normalement. Cependant, tu as le droit de te voir retourner une part variable de tes cotisations.
  • Si tu étais « Résident » sur tes contrats de travail et que tu es « Non Résident » à la fin de l’année fiscale, tu n’as pas suffisamment cotisé, tu devras alors payer la différence (Et là ça pique !).

Il est aussi possible de faire jouer les montants de Tax Return avec :

  • Des dépenses faites dans le cadre du travail, appelées « Work related expenses ». Toutes dépenses faites dans le cadre du travail (c’est à dire des dépenses absolument nécessaires à ton emploi) sont déductibles des impôts.
  • Des dépenses de déplacements faites dans le cadre du travail, appelées « Travel expenses ». Ne sont déductibles que les frais associés à des déplacements entre deux lieux de travail ou un lieu de formation et un lieu de travail.

 

#4 – Comment récupérer tes taxes
Mots clés : Tax Return, End of Financial Year (EOFY), Australian Taxation Office (ATO), Withholding Tax Declaration (WTD)

C’est un fait, les taxes sont élevées en Australie. Plus un pays est développé, plus son gouvernement a besoin d’argent pour en financer la croissance ! Avoir des parcs verts et tondus toute l’année, des routes ultra-propres, des barbecues en libre-service ou un service de police rapide et efficace, ça a un prix. Mais une bonne nouvelle est que les WHVistes peuvent récupérer une partie des taxes prélevées de leurs salaires durant leur année de travail en Australie ! Et ça peut faire pas mal d’argent… J’ai déjà payé plus de $1.200 de taxes en seulement 2 mois de travail ! Un joli pactole à la fin de ton séjour… Attention, même avec un statut de résident on ne récupère pas forcement toutes ses taxes.

Comment faire pour récupérer tes taxes ? 2 points importants :

  • Avant tout, tu ne peux récupérer tes taxes qu’à la fin de l’année financière en cours (cf. End of Financial Year) ou au moment de quitter l’Australie (si départ avant la fin de l’année financière en cours). En Australie, une année financière court du 1er Juillet au 30 Juin de l’année suivante. Si tu as par exemple travaillé de Novembre 2013 à Mars 2014 en Australie, il te faut donc attendre le 1er Juillet 2014 pour procéder au Tax Return.
  • Pour réclamer tes taxes, tu dois d’abord avoir reçu ton PAYG (Payment Summary at end of financial year) de la part de ton employeur. Si ce n’est pas le cas, il faut absolument que tu lui réclames. Le PAYG est un document officiel récapitulant le total des salaires bruts perçus, le montant total de taxes collectées et les coordonnées de ton employeur. Il est envoyé à la fois à l’employé et à l’ATO (cf. Australian Taxation Office) qui permet à ce dernier de t’identifier comme contributeur et d’avoir l’ensemble des informations nécessaires sur toi. Sans ce document-preuve, l’ATO ne donnera donc pas suite à ta demande ! Voici mon PAYG après 5 semaines de travail (j’ai effacé les données personnelles  »sensibles » d’où certains espaces vides) :

PAYG Payment Summary TFN tax return Australie, hintmytrip.com | blog tour du monde, astuces voyage et sac-a-dos

J’ai rencontré des tas de backpackers qui préfèrent payer une fortune (de $100 à $300 !) des ‘’agences spécialisées’’ pour récupérer leurs taxes alors que la démarche est vraiment simple et ultra-rapide ! Voici les étapes à suivre :

  1. Remplis correctement ta WTD (Withholding Tax Declaration) lors de ton embauche pour un nouveau job (voir point précédent).
  2. Attends le début de l’année financière suivante (1er Juillet) et d’être en possession de ton PAYG comme expliqué ci-dessus.
  3. Rends-toi sur https://my.gov.au et crée-toi un compte myGov (‘’Create a myGov account’’). Ton compte myGov te permettra de faire la demande du Tax Return en ligne en quelques clics.
  4. Maintenant que ton compte est créé, il te faut le rattacher à ton profil ATO. Rien de plus simple : identifie-toi sur myGov puis clique sur ‘’Services’’. Sur la ligne ‘’Australian Taxation Office’’ clique sur l’icône ‘’Link’’ à droite. Tu auras besoin des informations contenues dans ton PAYG pour ce faire.
  5. Une fois ton compte rattaché, tu peux cliquer sur ‘’Australian Taxation Office’’ dans la rubrique ‘’Services’’ de myGov. Tu n’as plus qu’à cliquer sur ‘’Lodge your Tax Return using myTax’’ et suivre les étapes !

 

#5 – La Super Annuation : la cerise sur le gâteau
Mots clés : Super Account

Super Annuation = retraite en Australie. C’est simple : à chaque rémunération, l’employeur a l’obligation de verser 9,5% (au 1er Juillet 2014) additionnels du montant payé pour la retraite du salarié. Alors que le salaire est versé sur un compte courant, la Super Annuation est transférée sur un compte spécifique appelé  »Super » (voir ci-après). L’état encourage également les australiens à verser des fonds supplémentaires sur leur super afin d’augmenter leur retraite.
Personnellement, je trouve ce système plus pratique qu’en France où le salarié actif cotise pour les retraités, source de problèmes puisqu’il y a déjà beaucoup plus de retraités que d’actifs et la situation ne va faire qu’empirer (cf. papy-boom). Et contrairement à l’hexagone, la retraite australienne n’est pas déduite du salaire brut, mais additionnée à celui-ci. Pour simplifier :

  • France : $2.000 – $190 = $1.810 (l’employé paie)
  • Australie : $2.000 + $190 = $2.190 (l’employeur paie)

Et c’est tout ? Non attends, c’est là que ça devient intéressant ! Pour un australien, l’argent sur le compte  »Super » est tout simplement inaccessible : ni retrait, ni transfert, ni paiement ne peut être réalisé avec l’argent disponible ; le compte est verrouillé et les fonds ne sont débloqués qu’une fois l’âge de la retraite atteint. Mais pour nous WHVistes, cet argent est récupérable à la fin de notre séjour en Australie (noter qu’on ne récupère jamais la totalité des fonds puisqu’ils font l’objet d’impôts à hauteur de 40%). Il suffit de remplir un formulaire au moment du départ et de l’envoyer à l’institution détenant le compte pour que les fonds puissent être transférés sur notre compte courant.

Il existe de nombreuses sociétés  »Super » privées et la plupart des entreprises australiennes travaillent déjà avec une institution précise, qu’elles te proposeront à la signature de ton contrat. Par exemple, HostPlus est généralement le Super par défaut dans la restauration et l’hôtellerie.
Mon conseil : ouvre ton propre compte Super dans une banque (Commonwealth est la meilleure option, voir #7) et utilise le même compte pour tous les jobs que tu auras en Australie. Au moment du départ, tu n’auras qu’un seul formulaire à remplir pour récupérer l’ensemble de tes fonds. La banque te permet aussi d’avoir une visibilité sur ton Super (app mobile ou banque en ligne) contrairement à HostPlus par exemple.
Selon Nelly : il est plutôt déconseillé d’ouvrir un compte Super rattaché à une banque car les frais y sont exorbitants (compter $5/mois de manière générale). Il est bien plus intéressant de passer par un Industry Superfund de type Australian Super et REST Super.

Comment utiliser ton propre compte Super ? Rien de plus simple : à l’ouverture d’un compte Super (5 minutes chrono), la banque te fournit un document pré-rempli avec les coordonnées du nouveau compte que tu n’as plus qu’à remettre à ton employeur !

#6 – La banque en Australie

Le système bancaire australien mais pas bien différent du français, sauf en un point : il est bien mieux rémunéré ! Alors que le Livret A est descendu à 1% en France, il est de 2,50% à 4% en Australie et le tout rémunéré sur une base mensuelle et non semi-annuelle (et un ami australien de Sydney m’a dit qu’il était à près de 6% il y a quelques temps)  !

En Australie, il y a 2 types de comptes d’épargne :

  • Le livret d’épargne normal (appelé ‘’Online Saver’’, ‘’NetBank Saver’’ ou ‘’eSaver’’ en fonction des banques) à 2,50%. Cette rémunération mensuelle est constante, c’est-à-dire inconditionnelle aux opérations effectuées sur le compte (retraits, virements, rentrées/sorties d’argent…).
  • Le livret d’épargne boosté (appelé ‘’Progress Saver’’, ‘’Goal Saver’’ ou ‘’Reward Saver’’ selon les banques) entre 3,50% et 3,81%. Ce bonus mensuel implique certaines conditions (de manière générale : un seul retrait autorisé par mois et un minimum de +$100 ou +$200 sur la balance mensuelle). Si ces conditions ne sont pas respectées, le bonus ne s’applique pas au mois concerné. Ces livrets d’épargne sont très intéressants et devraient retenir ton attention…

Le compte-courant français, lui, correspond à l’‘’Everyday Bank Account’’ et fait généralement l’objet de charges mensuelles ($4.00 dans la majorité des banques) qui peuvent souvent être évitées dans le cas d’une rentrée d’argent supérieure à un certain montant mensuel ($2,000 dans la majorité des banques). Comme en France, c’est sur ton compte-courant que te sont versés tes salaires.

En arrivant en Australie, je te conseille donc d’ouvrir :

  1. Everyday Account, pour tes transactions quotidiennes
  2. Saver Account, pour une épargne rémunérée mais facilement disponible en cas de besoin (achat d’un van, caution d’un appartement, billets d’avion…)
  3. Goal Account, pour épargner une bonne partie de ton salaire et profiter d’intérêts mensuels bien juteux.

#7 – Quelle banque choisir ?

C’est aussi la question que je me suis posé en arrivant à Perth. Alors j’ai fait ce que j’ai toujours aimé faire : comparer par moi-même. Il y a 4 banques principales en Australie : par ordre d’importance Commonwealth, Westpac, ANZ et la NAB (National Australian Bank). J’avais lu au préalable sur quelques forums qu’ANZ était LA banque des backpackers en raison des facilités d’ouverture et des taux intéressants. En fait, ce n’est pas du tout celle que j’ai choisie, mais Commonwealth. Et après 3 mois en Australie, je la recommande vivement. Pourquoi ? Plus facile, épargne mieux rémunérée et produits ultra-flexible. Pour rentrer dans les détails, il y a 3 critères principaux à prendre en compte lors du choix d’une banque :

  1. Le taux d’intérêts sur le compte d’épargne. 3,71% pour les comptes d’épargne boostée d’ANZ (‘’Progress Saver’’) et de Westpac (‘’Reward Saver’’) contre 3,81% pour celui de Commonwealth (‘’Goal Saver’’). 2,50% pour le compte d’épargne normal d’ANZ (‘’Online Saver’’) contre 3,81% les 3 premiers puis 2,50% chez Commonwealth (‘’NetBank Saver’’) ou 4% les 3 premiers mois puis 2,50% chez Westpac ( »eSaver »).
  2. Les frais inhérents aux comptes et moyens de paiement. Le compte d’ING Australia m’intéressait beaucoup pour ses $0 de frais mensuels mais celui-ci n’est ouvert qu’aux résidents australiens. Dommage. Les frais chez ANZ, Westpac et Commonwealth sont identiques ($5/mois) sauf si la rentrée de fonds est supérieure à $2.000/mois. J’ai donc immédiatement décidé de gagner plus que $2.000 mensuels. Rassure-toi : c’est loin d’être difficile à atteindre ! Je gagne près de $4.000 par mois en travaillant 45h/semaine ! Aucun frais de retrait chez Commonwealth, ANZ et Westpac si utilisation de leur propre réseau d’ATM.
  3. Les conditions générales et la flexibilité des produits. Le ‘’Progress Saver’’ d’ANZ ne peut être ouvert que par les résidents australiens ayant une adresse permanente dans le pays, alors que le ‘’Goal Saver’’ de Commonwealth est ouvert à tous et ultra-flexible (peut être fermé et transféré à tout moment sans aucune perte d’argent ou d’intérêts). C’était donc vite vu. De plus, l’app mobile Commonwealth a été classée meilleure app bancaire de l’année en 2013 et leur rubrique ‘’ma banque en ligne’’ est vraiment bien faite. Enfin, le réseau Commonwealth (ATM [cf. distributeurs] et agences) et le plus étendu en Australie (ancienne banque du gouvernement depuis 1911, elle a été complètement privatisée en 1996).

#8 – Numéro de téléphone australien

Les forfaits mobiles en Australie sont assez chers mais il y a tout de même des offres low-cost intéressantes. Avant-tout, assure-toi d’arriver en Australie avec un téléphone mobile débloqué afin de pouvoir utiliser les cartes SIM australiennes. Ensuite, le choix de la compagnie dépend de ton séjour :

  • Si tu comptes passer la majorité de ton temps dans le Bush, je te recommande vivement une carte Telstra dont le réseau est le plus optimal hors des villes  comparé à Vodafone, Virgin, Optus et autres concurrents. La plus petite recharge est de $30/mois chez Telstra.
  • Si par contre tu comptes rester et travailler en ville, jette un œil aux alternatives low-cost comme Lyca Mobile qui propose d’excellents taux locaux et internationaux.

Ayant un iPhone et restant pour l’instant sur Perth, j’ai personnellement opté pour Lyca et leur  »Super Saver Plan » ($29,90/mois pour appels/SMS illimités vers fixes et mobiles australiens, et 2GO  de connexion internet) et j’en suis très content. Tu peux retrouver l’ensemble de leurs offres de $5 à $90 sur leur page  »Offers ». Clique sur n’importe quelle offre pour en savoir plus. Qu’il s’agisse de Telstra ou Lyca, les cartes achetées donnent automatiquement accès a un numéro de portable perso et sont très faciles à recharger (supermarchés, téléphone, site internet…). Pour info, le préfixe téléphonique australien est le +61.

#9 – RSA, White Card… tout sur les certificats

Beaucoup de backpackers s’en surprennent en arrivant en Australie : de nombreuses catégories professionnelles sont soumises à l’obtention préalable d’un certificat permettant l’accès à l’embauche. Les 3 catégories principales concernées par 90% des WHVsites sont la restauration, la construction et le secteur minier. En clair : tu ne peux pas travailler comme serveur/bartender sans le RSA, ni dans la construction sans la White Card. Ces certificats attestent que leur détenteur a connaissance de l’ensemble des aspects du travail concerné et sont indispensables pour y accéder. Je te vois venir: évidemment, il s’agit de cartes personnelles et nominatives qui ne peuvent pas se prêter entre amis 🙂

Pourquoi ces certificats ? Le RSA (cf. Responsible Service of Alcohol) par exemple, est un certificat attestant que son détenteur connait les règles australiennes concernant le service d’alcool (mineurs, doses maximales, personnes alcoolisées, procédures à suivre, peines en cas de non-respect…) destinées à prévenir et diminuer les nombreux problèmes liés à l’excès de consommation dans le pays. Beaucoup trouvent qu’il s’agit d’une absurdité voire d’une hypocrisie de la part du gouvernement ; personnellement, je pense que c’est un moyen comme un autre de sensibiliser les gens et d’en profiter pour en apprendre sur le sujet. Dans tous les cas, cela fait partie de la découverte d’un pays et c’est un passage obligé alors autant le prendre du bon pied. La White Card quant à elle, est destinées à avertir les futurs ouvriers des dangers et règles de sécurité (OH&S, Occupational Health & Safety) à suivre dans le domaine de la construction.

Bonne nouvelle : ils sont relativement faciles à obtenir en ligne et peu coûteux (compter entre $20 et $50). Comme pour le Tax Return (voir #3), il existe des agences qui délivrent ces certificats à l’issue d’une journée de formation mais cette solution est bien plus onéreuse en termes d’argent et de temps. Je te conseille plutôt de te booker une mâtiné face à un ordinateur après une bonne nuit de sommeil et le tour est joué en quelques heures ! Un grand nombre de sites internet proposent ces tests et questionnaires débouchant sur l’envoi du précieux certificat si complétés à 100%. Voici les 2 sites que je te recommande (moins chers et très fiables) :

  • RSA : Hospitality Institute of Australasia – online RSA (compter $19 à $22 – 2 à 3 heures)
  • White Card : White Card Courses Australia (compter $50 – je n’ai personnellement pas effectué le test mais un ami m’a dit qu’il s’agissait d’un des meilleurs sites pour obtenir le certificat). Bonne nouvelle : la White Card peut être remboursée par ton employeur si tu en fais la demande ! Ça vaut le coup d’essayer…

Pour les curieux, voici mon certificat RSA :

RSA certificat Australie, hintmytrip.com | blog tour du monde, astuces voyage et sac-a-dos

#10 – Trouver du travail en Australie

Je n’ai qu’un conseil à te donner : ne perds pas une seule minute de ton temps sur Seek ou autres sites d’offres d’emploi ! GumTree est certes une excellente plateforme et un très bon moyen de dénicher des bons plans mais lorsqu’il s’agit d’emploi, et spécialement en Australie, il n’y a rien de mieux que le face-à-face ! Pourquoi ?

  • Avant tout, passer des heures devant un écran à se taper des petites annonces barbantes, c’est super emmerdant !
  • Sur Internet, tu n’es que des mots sur un écran (autant dire rien du tout) ; en personne, tu es une voix, un regard, un accent sympa, des vêtements, des gestes… Autant de caractéristiques qui peuvent potentiellement marquer les esprits ! Et il est beaucoup plus facile de convaincre par une présence physique qu’avec des phrases que tout le monde peut traduire online et qui ne seront lues qu’à la volée par un recruteur ennuyé (au mieux).
  • Tu augmentes aussi tes risques de te tirer une balle dans le pied puisque l’anglais n’est certainement pas ta langue maternelle : fautes d’orthographe et grammaire, tournures de phrases incorrectes, expressions bancales…
  • Chercher du travail sur le Web implique une perte de temps faramineuse ! Entre les annonces à lire et sélectionner, les questionnaires à remplir, les emails et cover-letters à rédiger, les formats de fichiers à modifier, les plantages d’ordi et les connexions WiFi perdues, les sites de recrutement qui n’acceptent que du .doc… Et tout ça pourquoi ? Pour retrouver ta candidature perdue au milieu de 64 autres avec 90% de chances qu’elle ne sera jamais lue !
  • Les opportunités sont le fruit de rencontres avec les gens (ce qu’on aime appeler le « réseau » en France), pas d’heures passées enfermés chez toi, seul et mal rasé. En parlant avec les gens, tu rencontreras toujours quelqu’un qui connait quelqu’un ou a entendu parler de quelque chose. Ça a toujours marché pour moi. Et il n’y a rien de mieux pour améliorer ton anglais : on n’apprend jamais mieux que lorsqu’on n’a pas le choix (lire Apprendre efficacement une langue étrangère en voyage)

L’Australie, au même titre que l’Angleterre, est l’exemple typique du modèle Anglo-saxon que j’appelle « le donnage de chance ». Contrairement à la France où tout est basé sur les 10 ans d’expériences minimum et les études en parfaite corrélation à toutes les spécificités du poste, les australiens sont davantage orientés sur le « voyons ce que tu es capable de faire ». Cela est en partie dû à une législation du travail plus flexible pour les employeurs, mais toujours est-il : on te donne une chance ! Ça n’a pas été seulement mon cas, mais celui de mes 7 autres colocataires européens. Et 3 fois déjà, je me suis tout simplement présenté dans un bar avec mon CV sous le bras et une rapide présentation de mon profil. En moins de 3 minutes, j’avais décroché un essai le jour suivant. Et même si (évidemment !) tu ne maitrises pas les aspects du nouveau job, l’essentiel est de montrer ta motivation et tes intentions. Le temps fera le reste.

Petit conseil : il n’y a rien de mieux qu’un bon vieux challenge avec soi-même pour atteindre son but. Si tu es décidé à trouver du travail, imprime-toi 25 CV au petit-matin et ne finis ta journée de prospection que lorsque tu les as tous distribué ! Je serais très étonné si personne ne te contacte dans les jours suivants…

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6 commentaires

  1. Salut Antoine,

    Bravo pour cet article très détaillé!

    J’ai aujourd’hui tenté de demander mon TFN en ligne, malheureusement le site m’a confirmé mon éligibilité pour l’obtention du TFN mais m’a affirmé que je ne pourrais faire la demande qu’à partir du moment où je serai bien arrivé en Australie (reconnaissance IP certainement)

    Sais tu si la possibilité de TFN en ligne à été supprimée?

    Merci,

    Jérémy

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